Les Entreprises Non Digitalisées : Quel Avenir ?

La Digitalisation, c’est quoi ?

La digitalisation, quel vaste sujet ! Quelle que soit votre activité, votre implantation géographique, ou même votre intérêt pour la discipline, la digital est toujours là. Un peu comme une ombre qui vous suit en permanence.

Vous vous levez, vous apprêtez à partir au boulot comme tous les jours, puis Google a l’amabilité de vous prévenir via une notification qu’il n’y a aucune perturbation sur votre trajet. Oui, ce trajet, il le fait quotidiennement avec vous. Un stop rapide à la boulangerie, comme souvent vous avez oublié de prendre de la monnaie mais pas de problème, vous n’avez qu’à déposer votre carte sur un boitier et vous pouvez repartir avec votre croissant au beurre. Puis vous arrivez au travail, et vous imaginez bien que votre petit rituel du matin n’est pas le seul élément de votre vie à être impacté.

A peine installé, on vous parle déjà de PIM, de CMS, d’automation, d’analytics, de DAM…

Tenez, prenez un Doliprane avec votre café. C’est notre tournée.

Mais au-delà tous ces acronymes et termes introuvables dans le Larousse, clairement, être digital, ça veut dire quoi ?

“Digitaliser c’est numériser son activité pour évoluer dans un monde connecté en apportant des mutations à son Business Model, son experience-client et son organisation”. En gros, c’est se rendre present sur internet sans se limiter à cette incroyable stratégie web que nombreux appliquent : créer une Fan page sur Facebook.

Mais se digitaliser n’apparait pas commune priorité pour tout le monde. Pourquoi changer alors qu’on a “toujours fait comme ça” ? C’est vrai après tout, l’entreprise fonctionne toujours.

Oui, mais pour combien de temps ?

La Transformation Digitale, c’est pour qui ?

Parce-qu’en fin de compte, le vraie question c’est peut être celle-ci. La transformation digitale, c’est pour qui ?

Et contrairement à l’avis général, on serait tenté de dire que c’est pour tout le monde.

On vous voit déjà venir avec vos arguments implacables qui nous prouveront par A + B que le digital est une fantaisie. Hervé Kabla en a d’ailleurs fait un Top 10, non sans une pointe d’ironie.

Car oui, nous avons la mémoire courte. L’argument qui revient sans cesse est le second dans l’article ci-dessus : Pourquoi voulez-vous que j’aille perdre du temps sur internet alors que mon activité n’est pas digitale ?!

Quelle hérésie n’est-ce pas…?

« Je suis restaurateur, je sers simplement à manger, je n’ai pas besoin d’internet. »

« Je suis garagiste, je répare simplement des voitures je n’ai pas besoin d’internet. »

« Je suis taxi, je transporte simplement des personnes d’un point A à un point B, je n’ai pas besoin d’internet. »

A moins que… Vous voyez où je veux en venir ?

Soudain, Uber fut. A fin 2015, l’entreprise était valorisée à environ 70 milliards de dollars. Rien que ça.

Il ne s’agit pas là d’un cas isolé. Toutes proportions gardées, Loïc Berthelot est un excellent exemple d’une digitalisation efficace et réussie dans un coeur de metier où le digital est quasiment absent.

Qu’on le veuille ou pas, le digital fait partie de notre écosystème. Mieux, dans certains cas il le dirige. Ce phénomène est globalement intégré par la génération Y, fraichement arrivée sur le marché du travail, mais qu’en est-il des boomers et de la génération X ? Quelle est l’espérance de vie des business models “à l’ancienne” ?

Les entrepreneurs français sont globalement en retard et les statistiques sont accablantes.

En 2015, on recensait 42% des entreprises de moins de 50 salariés absentes d’internet. Et c’est encore pire pour les entreprises de moins de 10 salariés qui étaient alors seulement 25% à avoir un site web.

Même quand les entreprises se décident à se lancer dans le digital, elles ne le font pas forcément correctement. 50% des salariés jugent la stratégie digitale de leur entreprise en retard. TNS Sofres / Abilways Digital, janvier 2015.

Le constat dans l’entrepreunariat français est clair, il y a une énorme carence de digital. Alors comment être bien présent sur le web ?

Entreprise Digitale : Comment y parvenir ?

Compte tenu des résultats d’études vus précédemment et des enjeux, la question se pose vraiment.

Digitalisation
Les entreprises digitales nettement plus performantes que la moyenne à de nombreux niveaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors comment procéder pour digitaliser son entreprise, quelle que soit sa taille ?

Dans un premier temps, faîtes un état des lieux des forces en présence. On ne s’improvise pas Dieu du web, seulement 7% des entreprises sont expertes dans le digital en France. Eh oui, c’est très peu.

Ensuite, n’hésitez pas à faire appel à des agences. Que ce soit pour créer un site internet, le référencer, en faire sa promotion ou créer un logiciel adapté : vous gagnerez du temps (et de l’argent).

Gardez toujours en mémoire que devenir digital ne signifie pas forcément de disparaître physiquement ! Le « Click & Mortar » (être présent physiquement et en ligne) allie des canaux complémentaires qui s’alimentent mutuellement en trafic. Votre site internet vous amènera des clients, et votre point de vente les poussera à vous suivre en ligne.

FORMEZ VOUS ! Avoir des outils ne suffit pas, encore faut-il savoir s’en servir. Parfois, il faut apprendre à reculer pour mieux sauter. Perdre un peu de temps en apprenant, pour en gagner énormément en suite.

Enfin mon dernier conseil, ne remettez pas à demain ce que vous pouvez faire aujourd’hui. Demain, ce sera peut être trop tard.

TB

L’impression 3D, la révolution est en marche

 

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L’imprimante 3D, c’est un peu un grand fantasme du XXème siècle. Dans la littérature et surtout dans la science fiction, nombreux sont les savants un peu fous qui ont inventé cette machine extraordinaire capable de créer des objets bien réels à partir de rien.

De nos jours, cette technologie est bien réelle. Et cela fait même un moment qu’elle existe !

La naissance de l’impression 3D

Malgré ce que l’on peut croire, c’est en effet en 1983 que le procédé sera mis au point par un ingénieur américain : Charles Hull.

Son idée de base est de superposer de très fines couches de matériaux afin de créer un objet de toute pièces : la stéréolythographie. On ne parle pas encore d’impression 3D mais de “fabrication additive”, même si le premier brevet est déposé en 1983. Charles Hull crée alors son entreprise 3D Systems, aujourd’hui leader mondial de l’impression 3D.

Les premières générations de machines sont utilisées par les industriels afin de créer des prototypes ou de petits objets.

Au même moment d’autres inventeurs se penchent sur la question : c’est ainsi que Scott et Lisa Crump, créateurs de l’entreprise Stratasys, mettent au point la technique dite de la FDM ou “Fused Deposition Modeling” qui consiste à faire fondre une résine à travers une buse chauffée et la transformer en un film microscopique qui, déposé en ligne s’agglomèrera pour former un objet précis.

Un peu plus tard, vers 1993, c’est le MIT (Massachuset’s Institute of Technology) qui met à jour une nouvelle technique appelée 3DP (3 Dimentional Printing) à base de poudre et de glue agglomérées. Cette technologie sera rachetée en exclusivité par l’entreprise Z Corporation

Mais c’est en 1996 que l’impression 3D telle que l’on la connaît aujourd’hui va réellement faire son apparition. Les trois entreprises qui détiennent les différentes déclinaisons de cette technologie
éveloppent 3 machines qui peuvent être qualifiées d’Imprimante 3D.

La Spectrum Z510 de Z Corporation est notamment la première machine capable de fabriquer des objets de couleur.

L’impression 3D aujourd’hui 

Depuis, les technologies d’impression 3D ne cessent d’évoluer. Il est désormais question de pouvoir avoir sa propre imprimante 3D chez soi.

Ainsi, en 2009 l’entreprise Sculpteo voit le jour : spécialisée dans l’impression 3D pour les particuliers, elle propose des solutions facilitées pour tous les amateurs.
Le marché des imprimantes 3D personnelles est alors en pleine expansion, elle est en effet passée de 355 unités vendues en 2008 à 23 265 en 2011.infographie impression 3D

A partir de 2011, certaines entreprises comme Choc Edge ou The Sugar Lab s’intéressent à l’impression alimentaire à base respectivement de chocolat et de sucre !

En 2014, la société chinoise Win Su se lance dans la construction immobilière à partir de la technique de l’impression 3D, en proposant un prix défiant toute concurrence !

La progression fulgurante de cette technologie signifie sans doute que l’impression 3D est la prochaine révolution industrielle. C’est une toute nouvelle manière de créer, de reproduire des pièces détachées, de construire des bâtiments et même de créer des organes vitaux pouvant être transplantés dans un corps humain. Les possibilités sont infinies et il est difficile d’imaginer jusqu’où l’impression 3D pourrait nous mener…

La maison connectée : la solution tendance à vos problèmes

la maison connectée
La maison connectée

Caméras de surveillance : surveillez votre maison pendant vos vacances

        Avec la maison connectée c’est désormais possible!  Evadez-vous sans stress, sans vous faire de soucis…

Avec la maison connectée vous pourrez partir tout en gardant un œil sur votre bien le plus précieux. Il vous suffit de mettre en place un dispositif de caméra (qui fonctionne très bien la nuit via un système infrarouge) au sein de votre propriété, et grâce à une application, vous pouvez consulter votre maison à tout moment, n’importe où!

Quoi de mieux pour passer un super moment en famille en décompressant au soleil et avec comme seule préoccupation la température de l’eau dans laquelle vous irez tremper l’orteil?

Un outil indispensable pour faire pâlir vos potes 🙂

La cuisine facile avec la maison connectée : monsieur c’est pour vous!

       Ne vous inquiétez pas la maison connectée vous permet de laisser votre repas tranquillement mijoter sur les plaques, dorer au four…

La maison connectée : la cuisine intelligente
La cuisine entièrement connectée

A l’aide de votre smartphone et de simples cameras,  vous pourrez surveiller votre joli festin et l’arrêter en temps voulu, sans vous prendre la tête : Un gain de temps rêvé!

Qui a dit que la cuisine était réservée aux femmes?
Partez faire votre golf du soir, on vous évite la crise conjugale 😉

Programmation facile de l’arrosage automatique

        La maison connectée pense à tout et s’invite jusqu’à votre jardin. Sur l’application, on peut gérer l’activité de notre arrosage : le programmer automatiquement, l’arrêter en cas de mauvaise météo ou l’intensifier en cas de sécheresse importante. Des détecteurs d’humidité placés sous votre gazon vous guideront dans l’utilisation de l’arrosage. Avec la maison connectée vous pourrez enfin avoir le beau jardin vert dont vous rêviez, et que vous jalousiez tant chez Ugo votre pote d’enfance à la main verte.

Quant aux plantes, le pot connecté vous aidera à conserver les “jolies fleurs” (ou pas ?!) que votre belle s’obstine à vous offrir à chaque visite!

(Pour gagner des points auprès de Bonne Maman, découvrez le Parrot Pot sur http://www.monbonmaster.fr/maison-connectee-journee-bbq-de-demain/)

Les volets connectés

        Vous êtes au chaud sous la couette mais vous n’arrivez pas à dormir à cause de la luminosité extérieure?

On est dimanche, pas besoin de prendre votre courage à deux mains, vous pourrez gérer la fermeture des volets depuis votre lit, alors profitez de cette super grasse matinée!

La maison connectée : les volets depuis son lit
Gérer ses volets depuis son lit

Quand le générique de Téléfoot viendra vous caresser l’oreille sur les coups de 11H, appuyez sur un bouton et les fenêtres s’ouvriront : vous ne raterez rien de ce diable de Christian Jeanpierre!

Le chauffage connecté

        Vous avez oublié d’éteindre le chauffage avant de partir et vous n’êtes pas adepte des factures d’électricité salées (Bizarre, bizarre..) pas de panique! Toutes les options de votre chauffage sont accessibles depuis votre smartphone (que de génie!).  

Et si vous partez en période hivernale, vous pouvez réactiver le chauffage quelques heures avant de revenir chez vous!

Ça fait du bien de rentrer hein? C’est comme si on était jamais parti 😉

Musique : un vrai DJ à distance

        Vous organisez une soirée avec vos amis mais l’enceinte est bien trop loin de là où vous êtes?

Vous pourriez laisser votre ipod tourner en boucle si seulement vous n’aviez pas la danse des sardines dans vos musiques les plus écoutées..

En un simple clic depuis votre canapé vous pourrez changer la musique de l’ipod brancher au fond de la pièce, passer au mode CD, désactivez une baffle, mettre la radio etc…

la maison connectée : musique à distance
StriimSound : l’enceinte connectée

Lumières connectées

        La gestion de toute les lumières de la maison est désormais possible!  Ainsi avant d’aller se coucher en un seul clic vous pouvez vous assurer que toutes les lumières sont bien éteintes. Vous pouvez aussi l’utiliser en laissant une lumière allumée le soir en votre absence et la désactiver le matin pour faire un semblant de présence.

Devenez votre propre ingé-lumière!

Gamelle et collier connectés pour animal de compagnie

        Le collier et la gamelle connectée, vous n’y avez pas pensé?

Si vous en avez marre de revenir de vacances et de voir Félix tout maigrichon car ses copains du quartier se sont bien goinfrés sur son compte, vous serez ravis d’apprendre que la domotique a pensé à lui!

la maison connectée : gamelle
Petnet – la gamelle intelligente pour animaux

Fini la distribution de croquettes aux chats du quartier, la gamelle connectée est réservée à votre super cat!
Fini la crainte que Félix soit encore parti chez les voisins, avec le collier connecté vous pourrez localiser le petit chenapan! 🙂

Candice Bouyer

L’imprimante 3D, état des lieux et avenir de cette technologie

L’imprimante 3D, un succès ?

Présentée comme la troisième révolution industrielle par Jeremy Rifkin dans son livre « The Third Industrial Revolution » en 2011, la sortie de cette technologie a suscité un certain engouement.
Elle constitue d’ailleurs l’un des 5 piliers du projet « Industrie du futur » de Mr Macron et une exposition « Impression 3D, l’usine du futur » lui est même consacrée du 1er avril au 9 juillet 2016 à Paris.
Un tel succès, qu’il est prévu que la croissance du marché de l’impression 3D progresse de 29 % par an jusqu’à 2017. Une évolution calculée par le cabinet américain Wohlers Associates.

Impression 3D l'usine du futur

Ces robots ont tout pour plaire.
Ils ne produisent aucun déchet et utilisent 90% moins de matériaux par rapport aux méthodes de fabrication conventionnelles. Ils consomment également moins d’énergie et coûtent moins cher à la production grâce à la rapidité d’impression. En bâtiment, une maison de 200m² coûterai 3 500€, et en construire 10 est possible en 24h ; un beau pari réalisé par Winsun & Co.
De plus, leur utilisation est flexible : plus facilement transportable, possibilité d’y incorporer de multiples et divers matériaux.
Pour les entreprises, l’imprimante 3D permet de créer plus rapidement de plus petites quantités de prototypes de leurs produits à moindres coûts, et donc d’exercer leur créativité en essayant de nouveaux designs.

L’imprimante 3D peut reproduire des choses qui étaient inimaginables quelques années auparavant.
Prothèses médicales, prototypes de produits, pièces détachées en aéronautique, habillement, joaillerie, architecture, éducation, alimentaire, divertissement etc. et la liste est encore longue.

Imprimante 3D bague en or

Dans la création de bijoux, une imprimante spéciale métaux précieux permet de créer des formes non réalisables à la main selon le designer Lionel T. Dean.

En architecture, un pont en Acier est en cours de construction par la startup Néeerlandaise MX3D et sera inauguré courant 2017 sur un des canaux d’Amsterdam. (voir aussi : Construction et imprimantes 3D : ce qu’il faut savoir sur cette révolution du secteur)

En 2014, des implants crâniens en céramique ont été réalisés par 3DCeram.

La créatrice Anouk Wipprecht, a imaginé des robes adaptées à la taille de chaque mannequin pour le showroom Audi City de Berlin.

Une enceinte a été créée par le designer neo-zélandais Simon Ellison, avec tous les matériaux différents en une seule fois et en 9h.

imprimante 3D enceinte

En sport, Grismont a imprimé des clubs de golfs de luxe, pendant que le designer allemand Ralf Holleis construisait son vélo en titane et carbone ultra léger.

En médecine, le premier médicament fabriqué avec une imprimante 3D a été commercialisé, avant d’être approuvé par la FDA (Food and Drug Administration) par le laboratoire Aprecia.

Et comme dernier exemple frappant, Barilla va lancer son imprimante 3D à utiliser chez soi, pour personnaliser la forme et les ingrédients dont le taux de protéines ou glucides de nos pâtes préférées.

L’imprimante 3D, et après ?

Cette nouvelle technologie va clairement révolutionner l’industrie, et transformer les emplois.
Un ouvrier deviendra un « chargé d’impression de matériaux ».

A l’avenir et avec les avancées technologiques, on imagine une imprimante 3D portative et super rapide.
Vous avez cours de clarinette dans 1h, mais vous avez oublié votre instrument de musique et êtes déjà sur la route ? Avec votre imprimante 3D portative vous pourrez en créer une d’appoint.
Vous avez cassé le vase préféré de maman ? Si vous avez une imprimante 3D à domicile, vous pourrez le reproduire à l’identique avant qu’elle rentre à la maison.

Plus sérieusement, ces robots pourront être utilisés pour des actions humanitaires.
Les maisons ravagées par des ouragans en Atlantique pourront être reconstruites rapidement et plus solides.
Pourquoi ne pas doter les pays pauvres d’un système électrique assez puissant pour leur permettre d’utiliser une imprimante 3D qui créerait de la nourriture ou même des habits.

Cependant, toute bonne chose a un côté sombre.
S’il est possible de construire presque n’importe quoi avec une imprimante 3D, et d’en posséder une chez soi, il sera également possible de construire ses propres armes et bombes. Rien de bien rassurant au vu des évènements récents.
Enfin, ces machines coûtent encore très cher à l’achat. Plus important encore, les mentalités ne sont pas totalement prêtes à les intégrer dans leur quotidien.

Camille O

 

Pantalon connecté, veste connectée: découvrez les innovations qui vous changeront la vie !

Lundi 23 Avril 2030, 7H38 : vos lumières s’éclairent doucement, votre musique préférée vous réveille en délicatesse. Une petite douche, un café et vous voilà parti pour une journée de travail. Vous sortez de chez vous et oups, il ne vous reste que 2% de batterie sur votre smartphone pour les quelques 1h30 de transport que vous avez à faire (et oui, malgré les innovations technologiques, ni Google ni aucune start-up n’a réussi à trouver un moyen d’esquiver les 20 minutes de métro, les 30 minutes de RER et les 15 minutes de bus). Bref, il va bien falloir faire passer le temps, en surfant sur internet afin de ne pas être à la traine pendant la pause café/débat/actualité avec les collègues. Aucun problème : vous glissez votre smartphone dans la poche de votre veste et il se charge automatiquement ! Magie ? Technologie ! Votre veste (et l’ensemble de votre garde-robe) est à présent intelligente ! C’est plutôt simple : grâce à des capteurs solaires intégrés dans votre veste, vous pouvez recharger votre téléphone n’importe où n’importe quand (rassurez-vous, vous n’avez pas l’allure de Robocop car la veste est discrète et jolie). Et oui, c’est ca l’avenir de la mode : des vêtements intelligents et connectés. Zoom sur les 3 produits mode de demain qui deviendront très vite indispensables.

Charger son smartphone avec ses vêtements

Votre smartphone vous a déjà laissé tomber dans de nombreuses situations, ce qui vous a sûrement rendu hors de vous plus d’une fois : plus de batterie pour écouter de la musique pendant un long trajet ou pour trouver l’adresse d’un ami à rejoindre. Rassurez-vous, de nombreuses entreprises (technologiques ou spécialisées dans la mode) préparent la solution. En effet, Google (en partenariat avec Levis), Junya Watanabe (un créateur Japonais), ainsi que de nombreux amoureux de la mode et des nouvelles technologies cherchent à combiner votre dépendance à votre cher téléphone avec votre fashion-attitude. Ces vêtements, alliant style et praticité vous permettront entre autre de charger, mais aussi d’intégrer l’ensemble des fonctions de votre smartphone dans votre accoutrement. La veste de Levis présentée ci-dessous nous montre un aperçu des fonctionnalités possibles. Futuriste ? Pas tant que ca, la veste Junya Watanabe qui permet de charger votre téléphone grâce à l’énergie solaire est prévue pour Juillet 2016, pour la modique somme de 3000$ (oui ça pique).

Se protéger de la pollution

Le premier foulard connecté de Wair
Le premier foulard connecté de Wair

 

« Chérie, n’oublie pas ton foulard, mon Wair vient de m’avertir qu’il y allait avoir un pic de pollution sur Paris aujourd’hui ». La pollution… un sujet qui est au cœur de tous les débats actuellement et qui pose de nombreux problèmes. Jusque là, la seule solution était de porter des masques anti-pollution, qui, bien que pratiques, étaient (il faut l’avouer) assez laids. Mais ça, c’était avant ! Wair est une petite start-up Française qui s’est lancée dans le pari d’allier efficacité et élégance, en lançant un foulard anti-pollution. Grâce à de nombreux capteurs, ce foulard est capable de filtrer la pollution, mais aussi de vous alerter en temps réel du taux de pollution qui vous entoure ou de vous avertir des pics. Installez l’application sur votre smartphone et votre foulard pourra vous envoyer de nombreuses statistiques sur l’air qui vous entoure : le taux de pollution, la qualité de l’air, etc. Sympa comme concept : un foulard qui vous permet de vous communiquer quelle dose de pollution vos poumons inhalent chaque jour. Déprimant ? Noooooon, pas du tout ! Le produit, bien qu’à l’état de prototype, devrait être commercialisé très rapidement, pour environ 100€.

Changer les motifs de ses vêtements

« La mode est un cycle » disait notre bon vieux Karl Largerfled. Dans une société où l’habit fait le moine, on déteste ce que l’on portait hier et on adore ce que l’on portera demain. Un paradoxe et une rapidité de consommation qui peut rendre incompréhensible la mode et surtout faire dépenser des sommes astronomiques à vous, chers fashionistas. Mais demain, ce sera fini ! Vous allez me demander comment cela est possible ? Je vous répondrai simplement grâce à votre t-shirt connecté : une application vous permettra de choisir la couleur et le motif de votre t-shirt, directement depuis votre smartphone. Sympa comme concept non ? Vous pouvez même sélectionner une photo que vous avez prise et la positionner sur votre vêtement. En achetant un t-shirt connecté, vous en achetez un milliard, puisqu’il est personnalisable à volonté. C’est donc vous qui choisirez consciemment d’arborer de jolis rennes sur votre pull de Noël. A notre connaissance, aucune entreprise ne travaille sur un tel projet. ; mais avec le boom que le marché des objets connectés vit en ce moment, on est sûr que de nombreux spécialistes lanceront rapidement des prototypes.

Prototype de vêtement connecté
Prototype de vêtement connecté

Construction et imprimantes 3D : ce qu’il faut savoir sur cette révolution du secteur

Ce qui se fait déjà en construction et imprimantes 3D

Aujourd’hui nous sommes peut-être en train d’assister aux prémices d’une nouvelle ère dans la construction. En effet, comme vous avez peut-être pu le voir sur la toile, il est désormais possible de construire des maisons en une poignées d’heures. Par exemple l’entreprise chinoise Winsum est parvenue à construire 10 maisons en seulement 24h. Encore faut-il avoir envie de vivre dedans ! Mais quoiqu’on en dise c’est une belle performance. Aussi, l’ingénieur Californien Lewis Yakich a mis au point une machine capable de construire une maison avec 2 chambres en une centaine d’heures, coutant 60% moins cher qu’une construction classique. Il aurait déjà signé des contrats comprenant la construction de 20 maisons prochainement.

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Quelles conséquences sur la société et le secteur de la construction ? 

Lorsque l’on entend qu’une construction utilisant la technologie imprimante 3D, réduit de 80% les frais salariaux ; on peut aisément imaginer les conséquences désastreuses pour nos pauvres ouvriers et travailleurs en BTP. Ainsi, ce seront les emplois les moins qualifiés qui disparaîtront en premier et en masse. C’est-à-dire ceux dont le travail (difficile et répétitif) est réalisable par la machine elle-même, programmée au préalable. Un scénario que l’inventeur de la Contour Crafting, Behrokh Khoshnevis dément. En effet, il est probable selon lui, que cette technologie, certes bouleverse le secteur du bâtiment, mais soit également créatrice d’emploi. On peut alors se demander : « Est-ce que cet homme est complètement fêlé ?! ». On aurait envie de dire oui, en se référant au cliché du savant fou qui, bien que brillant, s’avèrerait être complètement à l’ouest, pour ne pas dire perché.

Et bien, il est possible que malgré l’envie de vendre sa camelote révolutionnaire, cet homme dise vrai. Forcément, il est un peu subjectif mais on lui pardonne. Effectivement, si elle détruira un certain nombre d’emploi, la machine pourrait en créer de nombreux autres.

Beton Construction automatiséeOn s’explique : la réduction drastique du coût de fabrication d’une maison, ferait baisser les prix de ces constructions sur le marché. Alors, nos chers concitoyens qui ne pouvaient auparavant pas espérer se faire construire une maison, auraient tout à coup accès à ce privilège. Ainsi, le marché exploserait avec un nombre de constructions en forte croissance, et donc la création de nombreux emplois dans le bâtiment. Ajoutons à cela le fait que la machine ne peut réaliser la pose de fenêtres ou de portes etc., ainsi que de nombreux travaux de finitions, il y aurait toujours des ouvriers sur le chantier d’une habitation. Moins nombreux, certes mais présents tout de même !

On peut toutefois émettre la réserve suivante : a-t-on réellement envie de voir pousser immeubles et maisons comme des champignons ? Cela dénaturerait nos paysages en très peu de temps et détériorerait notre patrimoine, de notre cher pays que nous aimons tous (Si si, vous l’aimez). D’autant plus qu’à l’heure actuelle les collectivités et agglomérations tendent à densifier les villes afin d’arrêter de « bouffer » la campagne avec des banlieues résidentielles à n’en plus finir. Sans parler de pollution et de problèmes environnementaux engendrés par une telle frénésie du secteur. Est-c vraiment souhaitable ? Après il est difficile de dire à nos « pauvres » : « Non, restez dans vos HLM, vous y êtes mieux, croyez nous ». Ce ne serait pas très égalitaire et pas très bienvenu comme genre de discours !

Enfin, il reste tout de même à voir le nombre d’emplois potentiels créés contre le nombre d’emplois actuels supprimés, alors nous pourrons nous prononcer. Mais étant donné que les français sont de gros pessimistes, tâchons d’être optimistes pour une fois et montrons un peu l’exemple ! Plus sérieusement, on espère réellement que cette mutation du secteur sera bénéfique au plus grand nombre et on y croit.

Voir aussi :

http://www.journaldunet.com/economie/immobilier/contour-crafting.shtml

http://www.maxisciences.com/imprimante-3d/imprimante-3d-10-maisons-construites-en-moins-de-24-heures_art32422.html

 

Imprimer en 3D depuis son smartphone ? Bientôt possible !

OLO 3D print

Présentée pour la première fois à New York en octobre dernier, OLO est un nouveau concept d’imprimantes 3D au pari plutôt fou : rendre accessible l’impression 3D à tous, depuis un smartphone, pour moins de 100$. Une campagne kickstarter a été lancée en mars dernier et l’équipe à l’origine du projet a réussi à récolter plus de 2 millions d’euros en un peu plus d’un mois.

Basée à San Francisco, celle ci a travaillé près de deux ans au développement de ce projet basé sur la technologie DLP (Digital Light Processing), un technologie qui consiste à utiliser la lumière blanche pour photo-polymériser une résine liquide.

Le pari ici est d’utiliser la lumière émise par le téléphone portable pour solidifier le matériau d’impression et créer des objets à la demande.

La simplicité au coeur du concept

Annoncée comme compatible avec la plupart des smartphones (iOS, Android et Windows), la OLO devrait être facilement transportable (moins d’un kilogramme), indépendante (alimentée par 4 piles pour une centaine d’impressions) et silencieuse.

Dimensions

Différents types des résines (souples et dures) regroupées sur le nom de Daylight Resins seront proposés en plusieurs couleurs afin de convenir au plus grand nombre. Enfin elle sera équipée d’un système de calibration automatique et d’un plateau d’impression flexible pour retirer les modèles facilement.

Les impressions seront de petite taille (400 centimètres cube) mais d’une très bonne résolution (36 microns).

Un crainte réside dans le fait qu’il n’est pas précisé si les résines seront propriétaires et à quel tarif elles seront vendues. Il est en effet à craindre que celles ci soient vendues à un prix prohibitif afin se compenser le faible prix de vente de la machine.

OLO resin

Un design épuré et moderne

D’un point de vue design, l’objet est assez épuré et la présentation rappelle celles des produits apple ou encore des cigarettes électroniques qui utilisent des codes similaires. l’imprimante est composée de deux blocs rectangulaires, l’un servant de bac à résine et l’autre venant accueillir le smartphone. un fois ces deux blocs assemblés, l’impression peu débuter.

OLO 3d print 2

Un aspect social prononcé 

Une dimensions sociale a également été intégrée au projet. En effet, la fonction OLO 3D message permettra d’envoyer à ses contacts des messages 3d à imprimer ! Mesdames et messieurs, vous voici en présence du fax 3.0 !

Si l’on a du mal à imaginer la OLO concurrencer les imprimantes 3D professionnelles, nul doute que celle ci, grâce à son tarif attractif ses dimensions sociales et sa facilité d’utilisation saura trouver son public et il est dors et déjà possible de la pré-commander dès aujourd’hui sur kickstarter.

Emile V.

Evasion fiscale et philanthropie: le paradoxe

A seulement quelques semaines du scandale des Panama Papers qui a secoué l’Europe et alors qu’on pensait les entreprises américaines tirées d’affaire, l’ONG Oxfam s’attaque maintenant aux fraudeurs américains. Dans le viseur de l’ONG, cette fois, pas de Michel Platini, mais les 100 plus grosses sociétés américaines, accusées d’être des experts en évasion fiscale, à base de montages financiers multiples et de placements peu scrupuleux dans les paradis fiscaux.

Apple, encore sur le banc des accusés de l'évasion fiscale
Apple, encore sur le banc des accusés de l’évasion fiscale

Apple champion de l’évasion fiscale :

Dans le box des accusés, on retrouve, une fois n’est pas coutume les géants de l’économie numérique, avec Apple en figure de proue. En même temps, à chaque fois qu’une liste au sujet de l’évasion fiscale sort, on s’attend à voir Apple, aussi classique que la liste des 23 de Didier Deschamps. La firme de Tim Cook, qui vend des millions d’IPhone chaque année, arrive en tête de l’épargne Offshore aux Etats-Unis, avec 181 milliards placés dans les paradis fiscaux. Plutôt pas mal pour une marque qui réalise des bénéfices monstres. Un titre de champion des paradis fiscaux bien mérité donc.

Comble de l’ironie, dans cette liste, où l’on retrouve également Microsoft en évadé fiscal de premier choix, on constate que toutes les entreprises bénéficient de l’argent public et paient le moins d’impôts possible par la suite. Très drôle, quand on sait que Bill Gates s’était inquiété il y a quelques jours de ne voir aucune entreprise américaine épinglée dans l’affaire des Panama Papers.

Géants de la Silicon Valley et génies de l’optimisation fiscale :

A trop parler d’Apple, on en oublierait presque les autres géants du numérique. La Silicon Valley est certes le berceau des nouvelles technologies, mais aussi celui de l’évasion fiscale. Facebook, Amazon, Google, Apple… Autant de géants du numériques qui ont également pour point commun la parfaite maitrise de l’optimisation fiscale.

Depuis plusieurs années, les montants payés par ces géants en Europe sont dérisoires. Leur capacité à échapper au fisc est extraordinaire et les sommes perdues par les états sont hallucinantes. Doubles irlandais, sandwich hollandais, tax-ruling … Autant de moyen de ne pas payer ses impôts sur les sociétés et qui feraient perdre 71 milliards d’euros chaque année aux états. A noter que L’Irlande et le Luxembourg sont les destinations privilégiées de ces montages fiscaux en Europe et deviennent ainsi la terre promise de l’évasion fiscale européenne.

Une aberration, surtout quand on jette un œil sur le chiffre d’affaires de Facebook, ou le résultat de Google en Europe.

Tax-rulling, sandwich hollandais... Les méthodes d'évasion fiscale sont nombreuses
Tax-ruling, sandwich hollandais… Les méthodes d’évasion fiscale sont nombreuses.

Bruxelles s’en mêle : La lutte contre l’évasion fiscale est en marche

Agacée par toutes ces évasions fiscales, la commission européenne souhaiterait faire payer des impôts à la société dans le pays où elle réalise ses bénéfices. Pour cela, il faudra que l’entreprise déclare ses activités et ses revenus à l’administration fiscale, pays par pays. La commission envisage également d’empêcher les réductions fiscales abusives mais également les transmissions de dettes d’un État à un autre à des fins de déduction fiscale. Pas une mince affaire en tout cas.

L’idée semble quelque peu difficile à envisager, surtout quand on sait que Facebook UK n’aurait payé que 5800€ d’impôts en 2014. On imagine que le Royaume Uni a du être ravi, surement autant que ce candidat qui perd après 4 victoires à Questions pour un champion et qui reçoit 14 encyclopédie Larousse et une boite de Trivial Pursuit.

Zuckerberg et compagnie les nouveaux  Robins des bois 2.0 ?

La fondation Gates, parmi les ONG les plus actives de la planète
La fondation Gates, parmi les ONG les plus actives de la planète

Soyons francs, ne négligeons pas les actes caritatifs des patrons de la Silicon Valley. Ils gagnent des milliards, réalisent des bénéfices monstres, et sont pourtant devenus maitres de l’évasion fiscale, certes. Ils sont tous membres des plus grosses fortunes mondiales, certes. Mais ces patrons de la Silicon Valley sont aujourd’hui de plus en plus réputés pour compter parmi les plus grands philanthropes. Comment comprendre ces attitudes ? Sont-ils les Robin des Bois 2.0 ?

Nous voilà donc face à un paradoxe : Ne pas payer d’impôts, s’évader fiscalement, mais donner généreusement via des associations. Mark Zuckerberg en est le dernier exemple. Serait-ce une manière de dire que leur argent est mieux géré que celui des états ?

Mark Zuckerberg se concentre sur l’éducation, Bill Gates sur la santé, autant de domaines qui devraient être financés par les états grâce aux impôts. Alors quels sont les buts de ces fondations ?

Par leurs associations, ces philanthropes permettent de résoudre, via leurs propres initiatives de nombreux problèmes planétaires, comme les problèmes de santé ou d’éducation, mais aussi de blanchir leur image, et de laisser une trace de leur passage sur terre.

Leurs intentions de ne pas payer d’impôts sont en réalité liées à la rentabilité maximale de leur entreprise exigée par les actionnaires. A titres individuels, ces milliardaires paient leurs impôts dans les pays dans lesquels ils résident.

Alors ? Roi de l’évasion fiscale ou généreux donateurs ?

La barrière entre les patrons et leurs entreprises semble donc ici être belle et bien effective. Il ne faut donc pas mélanger les comportements personnels des patrons de la Silicon Valley en nom propre, avec leurs actions concernant le pilotage de leur entreprise.

La rentabilité de leur entreprise, qui passe en partie par de l’optimisation fiscale concerne leur devoir de chef d’entreprise, tandis que leur désir d’aider le monde reflète des facettes très personnelles, même si l’on peut penser que ces associations ont également une visée marketing. Cela dit, marketing ou non, la fondation Gates a tout de même permis de diminuer nettement le nombre de décès dus à la rougeole… Et le tout, sans creuser le trou de la sécurité sociale.

En tout cas, actionnaires ou non, Google, Facebook et autres géants du numérique devraient être sommés de payer leurs impôts dans les pays où ils exercent et de ne pas placer leur argent offshore. Il s’agit d’entreprises profitables sans avoir recours à l’optimisation fiscale. De quoi laisser du travail aux fiscalistes et autres experts de l’union européenne.

Pour ce qui est de la France, on a peut être une piste de solution avec Manuel Valls et le fameux 49.3. De quoi obliger Facebook à payer ses impôts.

Sofiane Mahmoudi

Les métiers du futur: à quoi ressembleront-ils ?

Vous êtes-vous déjà demandé à quoi ressembleront les métiers du futur ? Vu la vitesse à laquelle notre société évolue, il n’est pas étonnant que ce que vous vous apprêtez à lire soit digne d’un film de science fiction…

Alors que le numérique prend de plus en plus de place dans notre quotidien, le marché du travail s’apprête à connaître un profond bouleversement. Voici une révélation prononcée par le prospectiviste et futurologue américain Thomas Fray :

«  Deux tiers des métiers qui existeront en 2030 n’ont pas encore été inventés. »

métiers futur
Vous en ce moment ?

Une phrase qui résume bien la situation qui nous attend. Puissant levier d’emploi et d’activité, la transformation digitale ouvre, en effet, de nouvelles perspectives.

Une évolution fulgurante

Avant de vous révéler les secrets de ces métiers, voici quelques informations à savoir. Certains d’entre vous se demandent: quels seront les postes concernés? Que ces secteurs soient du charabia ou que vous y soyez incollables, Messieurs, avec ces atouts, vous aurez toutes les cartes en main pour aguicher cette jolie fille au comptoir.

Sachez que d’ici 4 ans, les fonctions informatiques et marketing connaitront une véritable émergence des emplois liés à l’économie du numérique. Des entreprises mettront également l’accent sur le recrutement d’experts du cloud, du data et de la génération de trafic. Le secteur des tests logiciels en France connaitra aussi une belle dynamique et constituera une opportunité pour le développement des territoires.

Une lueur de geek et d’envie s’éveille en vous ? Pas si vite… Bien que de nouveaux métiers émergent, les compétences changent également.

L’école du futur

Surfeur né ou futur Brice de Nice, la vague numérique vous submerge tous les jours: avec les technologies embarquées, aucun secteur n’y échappe. Et ce phénomène exige une certaine « mise à jour » de vos compétences.

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C’est dans ce contexte que l’International School of Digital Design (ISDD), la nouvelle école des métiers du numérique située à Nîmes, va ouvrir ses portes dès la rentrée 2016. Ce bachelor attend près de 50 élèves et aura pour but de former aux métiers d’infographistes print et web, webdesigner développeur front end et communicant bilingue en stratégie digitale. Le prix de la formation, reconnue par le ministère de l’Education Nationale, sera à hauteur de 5 000 € par an.

D’autres formations existent également et permettent à d’excellents développeurs ou web-designers d’apprendre le métier en six mois.

Les métiers du futur

Fin du suspens… Afin d’attiser votre curiosité, nous vous avons concocté une petite liste de métiers digne d’un « Retour vers le futur »:

Coordinateur météo : Si vous deviez choisir un pouvoir, ce serait de contrôler le temps ? Voici une nouvelle qui devrait vous ravir: dans le futur, il se pourrait bien que nous pourrons modifier et influencer le climat à loisir. Oui, vous avez bien compris : déclencher de la pluie pour les cultures par exemple, ou sur votre belle mère, selon vos envies.

Responsable du bonheur en entreprise : vous êtes de nature à vouloir donner le sourire à votre entourage et favoriser le dialogue ? Voici un métier qui sera demandé dans les établissements se préoccupant de plus en plus de leurs salariés. La patience, l’écoute et un brin de psychologie seront vos plus fidèles alliés…

Réparateur de robots ou de voitures automatisées : vous êtes intéressés par les voitures sans chauffeurs et les objets connectés ? Dans un futur pas si lointain, vous aurez la possibilité de bricoler, réparer, entretenir ces inventions qui deviendront de plus en plus omniprésentes dans votre quotidien.

« Rudologue » : l’environnement est votre dada et vous êtes soucieux des différents enjeux auxquels il est confronté quotidiennement ? Alors vous pourrez étudier les pollutions causées par les ordures et ainsi trouver des solutions. Plus de 600 000 postes dans le développement durable seront créés d’ici 2020 (selon le COE).

Imprimeur 3D : Une maison, une greffe de rein à portée de main ? La médecine, l’architecture et le design feront parti des domaines auxquels l’impression 3D pourra répondre. Voici un métier qui demandera rigourosité et écoute.

Contrôle aérien de drones : « Bonjour, vous avez commandé une pizza ? ». Et oui, bientôt, les drones toucheront de plus en plus de secteurs tels que la livraison. Vous aimez l’organisation et la rigueur ? Le contrôleur de drones sera sans doute indispensable pour organiser leur circulation et éviter des accidents.

Drone métiers futur

Croque-mort digital : les réseaux sociaux n’ont plus de secrets pour vous ? Ce métier vous chargera d’annoncer le décès aux contacts du défunt sur les différents comptes dans lesquels il est présent. Les proches de ce dernier feront appel à vous pour votre côté geek, votre tact et vos qualités de communication.

« Dealer » de drogue numérique : vous avez une formation « Breaking Bad » en alchimie ? Avec plusieurs rediffusions et en ajoutant le côté légal, vous devriez être au point pour 2030 : vous pourrez dealer des drogues auditives, c’est-à dire des fichiers audio qui peuvent altérer les ondes cérébrales et recréer des sensations proches de celles procurées par des stupéfiants.

E-sportif : la concentration et l’agilité vous définissent ? Avec un soupçon de passion pour la compétition et les jeux vidéo, vous êtes le candidat parfait pour devenir e-sportif. Ce domaine trouve petit à petit sa place auprès du grand public et également aux épreuves olympiques des Jeux de Rio cet été !

Ingénieur big data : vous avez un caractère analytique et un profil d’ingénieur ? Votre mission, si vous l’acceptez, structurer et modéliser les données collectées dans les capteurs ou puces des objets connectés. Le but est de les analyser, puis de les valoriser.

Producteur d’organe : Créer des organes flambants neufs vous fascine ? Allez vite voir un psy… Ou alors renseignez-vous sur ce métier conçu rien que pour vous : bientôt, la possibilité de créer des organes ex-nihilo risque de faire son apparition. Des yeux, des reins ou encore des cœurs, le tout dans des environnements stériles.

Manipulateur de mémoire : Vous voulez avoir des souvenirs d’un voyage à l’autre bout du monde ? La manipulation de votre mémoire vous permettra d’avoir l’impression d’avoir vécu l’expérience comme dans la réalité. A vous les anecdotes en soirées !

Incroyable, mais vrai ! Alors, qu’en pensez-vous ? N’oublions pas qu’il n’y a pas de développement économique sans nouvelles technologies… Mais ces dernières vous conquerront-elles ?

Jecilyn L.C.

Les créateurs de mode menacés par la démocratisation de l’imprimante 3D ?

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Source image: modelab.fr

Avec une poussée de fablabs voyant le jour partout dans le monde, l’utilisation de l’imprimante 3D s’est popularisée. Cette nouvelle technologie ouvre le champ des possibles pour plusieurs secteurs comme la médecine ou l’industrie, et le domaine de la mode et du design n’échappent pas à cette révolution.

Stop la standardisation, place à la customisation

Aujourd’hui, une des tendances phares de la mode est la différenciation. Les consommateurs cherchent à affirmer leur identité par ce qu’ils portent. L’imprimante 3D rend ce désir de customisation possible, en permettant au client final de personnaliser à l’envie presque tous les articles créés. En effet, le modèle numérique du produit désiré pourrait circuler librement sur internet pour être récupéré, personnalisé ou amélioré par les particuliers.

à Cette opportunité bénéfique pour le particulier, ne remet-elle pas en question l’ADN créateur ? En effet, en modifiant les dessins servant à la réalisation d’un article à son gré, le client final devient coauteur du produit. Il sera alors nécessaire pour les marques de limiter le nombre d’attributs produits pouvant être modifiés.

Une coupe adaptée à ma morphologie, je dis oui !

N’avez-vous jamais renoncé à acheter un jean parce qu’il était trop court, que vous étiez entre 2 tailles, ou tout simplement qu’il ne restait plus la votre ?

En plus d’un style qui vous ressemble, porter un article sur-mesure devient désormais possible pour tout détenteur de l’imprimante 3D, grâce à l’autre vertu technique 3D : le scannage du corps. Toutes les pièces sont conçues sur mesure : ces vêtements sont ultra-confortables, uniques, et vous vont à la perfection.

C’est Brigitte Bardot qui va être contente.

Les matériaux utilisables aujourd’hui par l’imprimante 3D pour créer des « textiles » sont en nombre assez restreint et ne permettent pas encore d’obtenir des matières souples et agréables à porter. C’est pour le moment une réelle limitation pour l’impression 3D.

Et demain ?

Ces technologies faisant l’objet de nombreuses recherches et innovation toujours plus surprenantes, beaucoup affirment que bientôt, nous pourrons reconstituer du cuir sans tuer un seul animal. Les conséquences sur la filière bovine, l’environnement et la protection des espèces en voie de disparition seraient très positives. La création de cuirs « parfaits » via la 3D éviterait même le gaspillage de matière, puisque qu’il n’y aurait plus de parties inexploitables à jeter.

Dans ce contexte, comment éviter la contrefaçon ?

Une question que l’on se pose rapidement vu la facilité d’accès aux dessins originaux via les fichiers électroniques. Comment protéger la création ? Le sujet du copyright semble être crucial pour les marques, qui pourraient connaître la même situation que l’industrie de la musique il y a quelques années. Malgré tout, la menace reste encore mesurée. Bien que des modèles d’imprimantes soient désormais accessibles aux particuliers (entre 100 et 1500 euros), les réalisations aujourd’hui possibles via cet outils restent très limitées : de petits objets en plastique (coques d’Iphone, petits bijoux,…).

La réponse des marques, pourraient être de redoubler de créativité : trouver sans cesses de nouvelles matières plus dures à reproduire, des coupes et formes toujours plus innovantes, bref, garder un pas d’avance sur nous autres, mortels.

Au delà du monde de la mode, ce problème de droits touche beaucoup d’autres secteurs. Des solutions techniques innovantes ont été développées pour identifier, marquer et authentifier un produit avec un marquage particulier, non reproductible. Pour plus de détails, n’hésitez pas à aller consulter cet article de Paris Tech Review qui présente très bien les problèmes et solutions de la propriété intellectuelle avec l’imprimante 3D.